16.01.2006
Travail effectué pour réaliser ce blog
Ce blog est partie intégrante de notre cursus universitaire dans le cadre d’un Master II professionnel. Nous l’avons réalisé grâce au soutien de M. Jean-Paul PINTE, professeur en Veilles et Intelligence compétitive. Commencé il y a trois mois, nous avons tenté de couvrir les relations entre la Diaspora Chinoise et la France, sujet plutôt vaste malgré le peu de sources disponibles sur internet. Il s’agit donc avant tout d’une veille pédagogique. Nous sommes donc heureux d’avoir pu créer une base de données qui, nous l’espérons, sera utile à certains.
Etant donné l’importance du sujet, à l’aube où la Chine s’apprête à devenir un acteur incontournable dans les relations internationales, nous avons l’intention de poursuivre nos recherches en tant qu’elles seront une source d’information pour quelques étudiants sinologues de notre formation.
Les mots clés concernant nos recherches sont, sans surprise : diaspora, chine, France. Nous avons eu à faire un important travail de sélection et de tri, puisque la plupart des résultats traitaient de la diaspora à l’échelle mondiale. C’est pourquoi, nous avons complété nos recherches dans la presse écrite, ainsi que sur des sites internet spécialisés tels que « chinois d’ici » ou sur la communauté chinoise du XIIIème arrondissement de Paris.
Plus concrètement, les outils utilisés sont les suivants :
- Moteurs de recherches : les incontournables google.com, altavista.com, yahoo.com, et lycos.fr.
- Agent intelligent : Googlealert.com nous a été très précieux. C’est grâce à lui que nous avons pu trouver la plupart de nos articles en nous soumettant régulièrement des sources cohérentes.
- Site de cartographie : la priorité fut l’emploi de Kartoo.com, qui est d’un usage très simple et efficace ; il permet d’avoir une bonne vue d’ensemble sur le sujet.
- Métamoteur de recherche : Soople.com qui s’est révélé utile puisqu’il permet de rechercher des documents dans certains formats.
La lecture régulière de journaux étant indispensable pour tout étudiant, nous avons bien évidemment recherché bon gré mal gré des articles dans la presse sur internet, telle que lemonde.fr, liberation.fr, le figaro.fr ou dna.fr.
Conclusion
Sur la forme, la mise en place du blog et son actualisation ne furent pas trop compliquées – les outils disponibles sur internet et la grande simplicité de blogspirit en sont la cause. A titre personnel, ayant eu dans ma jeunesse l’expérience de créer des pages personnelles à l’aide de sites tels que multimania.com ou chez.com, j’avoue être aujourd’hui surpris par la simplicité des démarches.
Sur le fond, le sujet traité nous a beaucoup intéressé. Nous avons travaillé en harmonie au sein de notre équipe. La diaspora chinoise fascine tant par son unité que par ses effets sur chaque société. Elle est néanmoins problématique puisqu’elle semble peu intégrée à la société française – n’est-ce pas faute de l’Etat qui n’a pas fait les efforts nécessaires ? Cela dit, la situation est loin d’être préoccupante tant la diaspora chinoise en France contribue pacifiquement à la multiculturalité de notre pays.14:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2006
Histoire de la diaspora chinoise
LA DIASPORA CHINOISE
Par: Wespiser Cédric
Source: Chinois d'Ici (http://www.chinoisdici.org)
La diaspora stricto sensu se compose d'environ 30 millions de personnes. Mais si on inclut dans cette population les Chinois de Hong Kong et de Taiwan, l'effectif s'éléve alors à 55 millions de personnes. Situés dans la région la plus prospère du monde, crédités d'une richesse considér-able, soudés par delà les frontières par toutes une série de liens, les Chinois d'outre-mer s'imposent d'emblée comme une réalité géopolitique incontournable.
I. La multipolarité des migrations.
La répartition géographique de la diaspora chinoise se caractérise à la fois par une trés large dispersion dans le monde et par une énorme concentration en Asie du Sud-Est.
Peu de continents ont été épargnés par l'émigration chinoise. Cette extention mondiale du fait diasporique chinois est assez récente puisqu'elle remonte aux années 1840- 1860. Ces années furent celles de l'ouverture des ports chinois par les soins des canonières britanniques et françaises, et aussi celles des ruées vers l'or dans les "pays neufs" - 1848 en Californie, 1851-1890 en Australie, 1858 au Canada - et plus particulièrement aux États-Unis avec la conquête de l'Ouest, conjonction d'événements qui, les désordres et la misère en Chine aidant, a donné à la diaspora une nouvelle direction et une nouvelle dimension. Ce sont donc les pays neufs, bien plus que les pays européens, qui ont connu l' implantation d'une importante communauté chinoise. Fortement urbanisée, cette communauté a laissé son empreinte sur la structure urbaine des villes d'accueil en se concentrant dans des quartiers spécifiques dont la morphologie urbaine a été trés sinisée (phénomène des
china town).
Toutefois, la population chinoise aux Amériques (1,5 millions de personnes environ) et en Europe (550 000 personnes) restent trés marginale. En fait, les principaux foyers d'implantation se trouvent en Asie du Sud-Est, cette partie du monde rassemblant 80% de la diaspora chinoise (soit 22,5 millions de personnes). La communauté chinoise a une importance variable selon les pays. La population de Singapour, par exemple, est composée à hauteur de 76% de Chinois d'origine, celle de Malaisie à hauteur de 33%, alors que la populution chinoise en Indonésie, bien que huit fois plus nombreuse qu'en Malaisie, ne constitue que 4% de la population totale. À ces Chinois de la diaspora s'ajoutent ceux qui, habitant Hong Kong et Taiwan, sont composés presque exclusivement de Chinois (5,5 millions d'habitant à Hong Kong et 20 millions àTaiwan).
II. Autonomes par rapport aux pays d'accueil,trés soudées, les communautés chinoises ont une importance économique considérable.
Plus ou moins bien mélangés avec les autochtones, plus ou moins intégrés dans la société d'accueil, jouissant de droits variables selon les pays, les Chinois d'outre-mer ont cependant tous la particularité d'avoir un poids économique dans leur pays d'accueil parfois hors de proportion avec leur poids démographique. Comment expliquer ce phénomène?
D'aprés le sociologue d'origine chinoise E.Ma Mung, la communauté chinoise cherche à se reproduire en tant que groupe à travers des activités entrepreneuriales plutôt qu'à travers d'autres. Le fait que la quasi-totalité des entreprises tenues par des chinois s'appuient sur des réseaux de solidarité ethnique pour le financement, l'approvisionnement, le recrutement du personel et parfois même l'achalandage montre que l'activité économique s'inscrit dans un projet collectif de reproduction du groupe. La mise en place d'un dispositif économique fondé sur le lien éthnique tend, par ailleurs, vers une autonomie progressive par rapport au système économique plus global, les relations entre les deux étant essentiellement unilatérales: les chinois offrent leurs marchandises mais n'achétent rien, trouvant au sein de leur communauté toutes les ressources dont ils ont besoin (ressources en équipements fabriqués par d'autres entreprises chinoises; ressources en hommes fournis par un marché éthnique du travail etc.). L'ensemble articulé de toutes ces entreprises chinoises permet donc le maintien du groupe en tant que tel, et l'importance sociale accordée à l'activité entrepreneuriale explique en grande partie le succés économique des Chinois.
Cette espace économique autonome et prospère fonctionne sur la base de deux principes: premièrement la confiance qui cimente les amitiés personnelles et les réseaux relationnels, et aussi les solidarités claniques et familiales. Ces deux principes organiseurs de l'espace économique de la diaspora permettent à la fois une trés grande fléxibilité et une grande efficacité dans les relations d'affaires, comme l'atteste la pratique du crédit communautaire (groupe de quelques personnes qui mettent leur argent en commun au profit d'un des membres). Pratiquement toutes les banques et toutes les fimes que possèdent les Chinois d'outre-mer sont régis par ces deux principes: la première banque de Thailande, la Bangkok Bank est ainsi contrôlée par la famille Teochiu; ou encore le groupe KuokBrothers à Hong Kong qui a de multiples activités.
Forts de tous ces atouts (et principalement les ressources éthniques) les Chinois d'outre-mer ont bâti de véritables empires industriels et financiers, ce qui n'a pas manqué de susciter une profonde hostilité de la part des populations autochtones, d'autant plus que ces Chinois émigrés dans leur pays sont en passe de contrôler l'ensemble de l'économie. Ainsi, 60 à 70% du capital privé en Malaisie et en Indonésie relève de la diaspora; 61% de la capitalisation boursière en Malaisie, 73% en Indonésie, 89% en Thailande sont le fait des Chinois. La production de richesse relevant de le diaspora s'éléverait selon les estimations à 200 milliards de dollars, la diaspora etant considérée à ce titre comme la quatrième puissance économique mondiale.
III. Interpolarité des relations au sein de la diaspora.
L'émigration sur tous les continents mais aussi l'importance accordée à l'entreprenariat dans chaque point de fixation de la diaspora ont donné naissance à une économie de diaspora, caractérisée par une intensité des liens financiers, commerciaux et humains transnationaux. Ces relations transnationales entre les differentes communautés chinoises éparpillées sur la surface du globe sont mises à profit lorsque la situation faite à des Chinois dans leur pays d'accueil se détèriore, donnant lieu à un déplacement des affaires vers d'autres localités où se trouvent d'autres Chinois. Ainsi en Indonésie, la répression à la fois anti-communiste et anti-chinoise consécutive à la tentative de coup d'État de 1965 provoqua une fuite des capitaux vers Singapour et la Thailande. De même manière s'explique aujourd'hui le déplacement de capitaux depuis l'Asie du Sud-Est vers la côte ouest des États- Unis, tant pour profiter d'opportunités économiques que pour anticiper des diffucultés (rétrocession de Hong Kong en 1997), la présence d'importantes chinatowns
ayant un puissant effet attracteur. Par ailleurs les flux migratoirs canalisent des populations vers les lieux d'implantation de Chinois, tels les chinatowns américains qui sont des foyers d'accueil pour les nouveaux migrants.
Toutefois, pour multipolaires que soient ces flux transnationaux, ils n'en restent pas moins fortement polarisés sur la mére - patrie, la Chine. Les Chinois d'outre-mer ont gardé avec leur pays d'origine, voire avec leur localité d'origine, de multiples liens qui ont été à peine affectés par la fermeture de la Chine sous la férule communiste. Par le biais d'organisations claniques ou religieuses, ils ont pu garder le contact avec la Chine continentale, envoyant également des fonds à leur famille restée au pays. La réouverture de la Chine depuis 1979 n'a pu qu'intensifier ces relations. D'autant que les années 80 ont été une période faste pour l'Asie dans son ensemble, stabilité géopolitique se combinant avec une croissance économique exponentielle. Les Chinois d'outre-mer ont largement tiré parti de cette embélie des économies asiatiques, et forts de leur fortune, ils ont pu investir massivement en Chine, n'hésitant pas à saisir les nombreuses opportunités qui s'y présentaient. Au coeur de ces échanges et de ces mouvements de capitaux au sein du Monde Chinois (à savoir la Chine, Hong Kong et Taiwan, la diaspora) se trouve Hong Kong en raison de sa situation géopolitique et historique. De 1979 à1990, la Chine aurait reçu du reste du monde chinois 25 milliards de dollars sous forme d'investissements industriels, immobiliers, de services et d'infrastructures. Hong Kong et Taiwan sont les deux plus gros contributeurs (17 milliards et 3 milliards respectivement), et leurs investissements se concentrent principalement sur les zones côtières, notamment les deux provinces du Guangdong et du Fujian desquelles sont partis la plupart des émigrants.
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11.01.2006
Les fortunes de la diaspora chinoise
Source: L'Expansion, www.lexpansion.com
Les Nouveaux Empereurs, Eric Bouteiller, Calmann-Lévy
Le genre. Récit, étayé d'explications historiques et économiques, de la spectaculaire ascension des entrepreneurs chinois en Asie. - Le thème. Fuyant les famines et les guerres civiles du continent, les émigrés chinois se sont éparpillés en Asie pendant plusieurs siècles. Malgré les persécutions dont ils ont été victimes, ils ont pris peu à peu le contrôle du commerce et de la finance de la région, grâce à un travail acharné et à un sens des affaires inégalé. Depuis dix ans, l'ouverture de la Chine communiste a consacré leur triomphe, en leur permettant de nouer des relations fort profitables avec les dignitaires du régime... et leurs enfants. A tel point que la diaspora chinoise compte aujourd'hui plusieurs des plus grandes fortunes mondiales.
- La citation. « Le PNB des Chinois en Asie se situerait à environ 900 milliards de dollars américains en 1995. C'est 15 % de plus que le PNB de la République populaire de Chine, qui compte pourtant une population vingt-cinq fois plus importante. »
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10.01.2006
Le quartier chinois à Paris
Source: www.azureva.com
Les Gratte-ciel à l’horizon, s’ils n’annoncent pas la proximité de terres pékinoises, amorcent le début du quartier chinois. La Chine à Paris s’est implantée dans le 13ème arrondissement. De la station de métro « porte d’Ivry » (ligne 7), il faut s’enfoncer dans l’avenue d’Ivry pour pénétrer dans ce temple du « made in China » véritable label d’authenticité ici.
Si les vélos n’ont pas envahi les rues, les enseignes en caractère chinois trônent fièrement sur les murs des avenues d’Ivry et de Choisy. Amateurs de thé, de nems, voire d’objet en corne de buffle ou désireux de vous parfaire au karaoké, vous trouverez dans ce quartier votre marché idéal.
La boutique des frères Tang dont la devanture pourrait se confondre avec notre marque citadine à l’enseigne rouge et blanche, vous propose les ingrédients nécessaires pour vous transformez en deux coups de baguettes magiques chinoises en un chef du rouleau de printemps ! De nombreuses boutiques plus modestes et plus pittoresques n’en sont pas moins fournies en matière première !
Les boutiques d’objets décoratifs asiatiques seront pour certains un musée du kitsch, pour d’autres de vraies casernes d’Alibaba, mais c’est avant tout un véritable plongeon dans le monde du soleil levant. Des fontaines enfumées et illuminées de couleurs vives servent d’aquarium pour des poissons chats qui jouent les poissons rouges. Des rayons dépaysants comme un voyage en Chine: Imposantes sculptures en marbre blanc, tableaux en laque, incontournables DVD de karaoké, journaux en caractère chinois...
21:20 Publié dans La diaspora et son impact économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2006
Histoire du quartier chinois à Paris
Source: Wikipédia, http://fr.wikipedia.org
Dans les années 1920, quelques étudiants chinois se sont installés dans le XIIIe arrondissement, où ils ont créé avec Zhou En Lai la section française du parti communiste chinois.
Toutefois les premières vagues d'immigration asiatique massive ont commencé au milieu des années 70, avec les réfugiés vietnamiens. Ils ont choisi le XIIIe arrondissement à cause de l'abondance de logements disponibles : les tours venaient d'être construites dans le cadre de l'opération Italie 13, mais elles n'avaient pas rencontré le succès escompté auprès du public de jeunes cadres parisiens visé. Par la suite, d'autres vagues de réfugiés ou d'immigrés ont créé dans le quartier des communautés cambodgiennes, laotiennes, thaïlandaises, souvent eux-mêmes d'origine ethnique chinoise. Des Chinois nés en Chine sont aussi arrivés ces dernières années. Le quartier est souvent considéré comme une étape transitoire lors de l'arrivée en France. Les personnes arrivées dans les premières vagues d'immigration sont, dans beaucoup de cas, parties vivre dans d'autres quartiers ou en banlieue.
L'immigration asiatique a dû faire face au début à une certaine méfiance de la part des habitants du quartier, mais les nouveaux venus ont été assez largement acceptés. Ils apportaient des commerces et de la vitalité au quartier. En occupant les tours du quartier Choisy-Ivry, ils ont sauvé de l'échec une opération immobilière qui n'avait pas réussi à séduire les cadres parisiens.
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06.01.2006
La diaspora chinoise en Asie du Sud-est
Source: Pédagogie géographie Asie du Sud-est ( http://canadianasianstudies.concordia.ca/pegase/index...)
La nature de l'accueil réservé aux Chinois varia considérablement d'une région à l'autre de l'Asie du Sud-Est, en fonction des périodes d'arrivée, de la dimension des contingents impliqués ou de leur taux de féminité, les femmes étant parfois presque totalement absentes. La dimension, la nature et les croyances religieuses de la communauté locale étaient aussi en cause, tout comme celles des communautés chinoises déjà en place, celles-ci faisant parfois partie presque intégrantes desdites communautés locales. Car le lieu même d'origine des migrants, c'est-à-dire, surtout, telle ou telle localité ou région de l'une ou l'autre de trois provinces méridionales de la Chine, le Fujian, le Guangdong et le Hainan, pouvait s'avérer déterminant. L'appartenance à un groupe dialectal, les plus importants étant les Cantonais, Chaozhou (Téochiu), Hakka et Minnan, entrait donc en ligne de compte parmi ces migrants, dont la vaste majorité ne savait ni lire ni écrire le mandarin.
| Tab. Pop-6: Les Chinois en Asie du Sud-Est. | |||||
| Pays | 1956 | 1991 | |||
| nb. estimé | % de la pop. totale | nb. estimé | % de pop. totale | ||
| Birmanie | 350 000 | 1,8 | 400 000 | 0,9 | |
| Brunei | -- | -- | 58 000 | 22,7 | |
| Cambodge | 180 000 | 4,1 | 250 000 | 3,71 | |
| Indonésie | 2 200 000 | 2,7 | 4 941 000 | 2,7 | |
| Laos | 15 000 | 1,1 | 8 000 | 0,2 | |
| Malaysia | 2 550 000 | 35,9 | 5 632 000 | 32,0 | |
| Philippines | 200 000 | 0,9 | 750 000 | 1,2 | |
| Singapour | 920 000 | 75,8 | 2 100 000 | 77,7 | |
| Thaïlande | 3 000 000 | 15,0 | 4 500 000 | 8,0 | |
| Vietnam | 900 000 | 3,5 | 900 000 | 1,4 | |
| Asie du Sud-Est | 10 315 000 | 5,6 | 19 539 000 | 4,5 | |
| Pop. régionale totale | 184 000 000 | 100,00 | 437 000 000 | 100,00 | |
| Sources : Fisher, 1966; Minority Rights Group International, 1992. | |||||
Ayant souvent difficilement accès au faire-valoir direct dans l'agriculture vivrière, en Malaisie notamment, les Chinois se spécialisèrent dans l'agriculture commerciale et surtout dans le négoce et les métiers de la ville. Ainsi, malgré leur nombre relativement modeste (cf tab. Pop-6) — d'ailleurs difficile à évaluer, pour les raisons évoquées ci-haut — ils sont présents dans tous les pays, tout particulièrement dans les régions urbaines ou dans celles où se pratique l'agriculture commerciale (cf carte Diaspora chinoise).
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05.01.2006
Migrations, stratégies et communautarisme de la diaspora chinoise en France
Par Pierre Picquart, docteur en Géopolitique et Géographie Humaine de l'Université de Paris-VIIIPierre Picquart, spécialiste de la Chine, du monde chinois et de l'immigration chinoise, entreprend ici de tracer les grandes lignes du modèle d'immigration et d'intégration des migrants chinois en France.
Les nouveaux migrants économiques chinois ne viennent plus uniquement des régions traditionnelles côtières du Sud-Est de la Chine, mais également des provinces du Nord-Est, du fait des restructurations économiques en Chine et de la fermeture des usines non rentables. Munis de visas de tourisme, d'étudiant, possédant des domiciliations à Paris chez des particuliers ou dans des associations, des nouvelles filières migratoires se mettent en place en Europe.
Les tentatives d'immigration clandestines des zones rurales du Sud (Guangdong - Zhejiang et Fujian) et du Nord-Est (Jiling - Liaoning - Heilongjiang - Hebei) de la Chine se développent de plus en plus en Europe et en France. De son côté, l'immigration Wenzhou ne ralentit pas et elle a recours a de nouvelles filières. Originaires de Zhéjiang, ces derniers représentent encore 60 à 65 % des nouveaux arrivants dans le quartier de Belleville à Paris. Les demandeurs sont souvent jeunes, mais parmis les migrants du Nord et du Nord-est, il n'est pas rare de voir arriver des techniciens ou des cadres issus des entreprises en restructuration ou qui ferment.
Les visas étant difficiles à obtenir en Chine, plusieurs trajectoires passent notamment par l'Europe de l'Est et la Turquie. Les réseaux sont présents en Asie, en Russie et en Europe de l'Est (Pologne, Bulgarie, ex-Yougoslavie). Attendant parfois plusieurs semaines leur passage pour l'Allemagne, les Pays Bas, l'Angleterre, la Belgique, la France, l'Espagne, l'Italie, ou les Etats-Unis, munis de faux papiers ou de documents qui leurs sont délivrés en cours de route (visa polonais en Russie ou visa serbe par exemple), les trajets des clandestins, avec de multiples circuits et filières en Europe, peuvent durer de quelques jours à quatre mois. Ils utilisent diverses stratégies et différents moyens de transport (avion, train, camion, bus, trajets à pied) selon les occasions et les choix des passeurs.
D'autres migrants chinois arrivent par exemple directement à l'aéroport français de Roissy-Charles de Gaulle, avec des billets délivrés par des agences de voyage ou grâce à la complicité des passeurs en Chine. Accueillis à Paris par des petits groupes qui les aident à s'établir dans des communautés chinoises bien implantées en France (Wenzhou et Téochew), les nouveaux migrants acceptent des travaux modestes dans des ateliers clandestins chinois ou turcs ainsi que dans le Sentier. Il s'agit d'une main-d'œuvre peu regardante et bon marché, y compris pour les femmes, recrutées au départ souvent comme nourrices ou femmes de ménage. On constate depuis peu également de nouveaux réseaux de prostitution à Paris peu visibles jusqu'alors dans la capitale.
60 000 clandestins chinois arrivent en France chaque année
Les stratégies des migrants chinois évoluent rapidement : Ils tiennent compte des campagnes de régularisation dans l'espace de Shengen bien comprise par les migrants, de la mobilité mondiale et européenne des Chinois, des retombées de l'affaire des sans-papiers chinois en France sur les possibilités d'un modèle d'intégration républicain, des raisons du succès économique rapide des communautés chinoises, de ses réseaux d'accueil, et des possibilités de coopération et de co-développement avec la Chine.
A Paris, la demande d'asile chinoise devient la première par groupe de nationalité. En 1998, la moyenne mensuelle de 173 demandeurs d'asiles à Paris (2 082 par an) est passée à 428 en 1999 (5 139 par an) et à 435 en 2000, ce qui ne représente qu'une partie visible d'une immigration clandestine plus conséquente. La progression des flux migratoires chinois en direction de la France devrait progresser dans les prochains mois.
Au delà de l'accroissement des flux clandestins en provenance de Chine, des demandes d'asiles et des arrivées directes par avion en France avec des visas réguliers, les entrées se poursuivent grâce à des papiers obtenus dans l'espace de Shengen (campagnes de régularisation comme en Espagne en mars dernier). Les ressortissants munis de documents régularisés grâce à des complicités locales ibériques (domiciliations payantes de 20 000 à 30 000 FF) reviennent en France. Les candidats à la régularisation ont compris le profit qu'il pouvait tirer des accords de Shengen pour se maintenir ensuite en France qui devient une destination privilégiée.
Le principe de la solidarité de la diaspora parisienne
Forts de ces atouts culturels et historiques, et de leur expérience migratoire fondée sur une principale activité - le commerce - pour la survie dans les pays d'accueil, les Chinois d'Outre-Mer bâtissent de véritables empires. Avec des groupes financiers très puissants dans le monde, cette diaspora joue un rôle clef dans l'ouverture économique de la Chine populaire en réinvestissant considérablement dans les régions d'origine. Démarrant durement leur labeur et leurs premières activités dans les pays d'accueil, le succès scolaire et l'ascension sociale des migrants sont rapides dès la deuxième génération, produisant des hommes d'affaires, des techniciens et des professions libérales.
Ces Chinois solidaires, secrets, respectueux et travailleurs, ont la possibilité d'investir rapidement grâce à la solidarité et à un système de prêt communautaire, le "Hui", un mot clef qui permet, sans passer par des organismes financiers, d'acquérir comptant un appartement ou un commerce et de s'implanter dans un quartier qui va se développer rapidement. La vitrine du XIII ème arrondissement de Paris, le quartier de Belleville et d'autres secteurs chinois de la capitale forment des exemples concrets de ces stratégies.
Ce système d'entraide a permis aux Chinois de s'implanter de façon autonome dans l'épicerie extrême orientale et dans la restauration, puis dans des activités économiques très diversifiées. Cette communauté jugée favorablement par l'ensemble des français représente pour certains un modèle d'intégration communautaire. Pour d'autres, il s'agit plutôt d'une vie "en ghetto", hors du modèle français d'intégration. Néanmoins, elle semblait vivre jusqu'alors "en développement séparé" de la société française.
Un développement séparé de la société française
En emménageant rapidement et de façon active dans leurs quartiers, ils ont prolongé leur conquête et leur expansion géographique dans la banlieue parisienne, tout en renforçant leurs territoires ethniques urbains. Ces quartiers vivent en "développement séparé" de la communauté parisienne. Les Chinois de Paris vivent et travaillent dans une économie fermée, appliquant leurs règles et leurs coutumes locales. Ils s'adaptent rapidement à un ordre interne et ils s'appuient dans leur conquête spatiale sur l'entraide et sur leurs différents réseaux.
La très grande majorité des migrants était issue de milieux modestes. Ces chinois fuyaient, des conditions économiques déplorables, des oppressions politiques, et des zones de conflits meurtriers. Ils arrivaient le plus souvent dépouillés et les mains vides. Néanmoins, ils ont bâti avec succès, en quelques années, des pôles de réussite. Certes, certains migrants chinois faisaient partie des élites issues des chinois d'Outre-mer. Ils ont déployé des stratégies de développement économique rapides, diversifiées, concentrées, et leurs enfants ont bénéficié pour la plupart de résultats universitaires et professionnels favorables.
Ce succès économique a ses zones d'ombres. C'est une réussite parfois bâtie sur un monde sans pitié, où quelques hommes de main, dans un réseau hiérarchisé, font régner un ordre cloisonné et secret. Il est souvent basé, dans ce cas, sur des filières qui fournissent en main-d'œuvre illégale des opérations communautaires diverses, comme l'alimentation des ateliers clandestins. Pour les plus faibles d'entre eux, il s'agit d'un véritable parcours du combattant.
Les Chinois de Paris bénéficient en France d'un capital de confiance et d'images positives. Ils profitent d'un à priori de sympathie lié à des valeurs traditionnelles et à leur respect des valeurs. Mais les chinois de Paris sont en même temps suspectés de bien de problèmes ; Salubrité, surpeuplement, extension territoriale au dépend de la vie locale, images liées à divers trafics. Il leur est également reproché leur caractère secret. Ces détracteurs précisent que les Chinois ne savent vivre qu'en autarcie et que leur culture fonctionne sur un mode endogamique. Puis, avec la représentation chinoise, surgissent de l'inconscient, l'étrange, la crainte et l'inconnu. La Chine, parce que terre lointaine, attire et séduit, mais suscite toujours des appréhensions.
L'espoir d'une intégration républicaine
Des propositions en direction d'un développement durable
Le co-développement, des actions d'appui adaptées dans des régions les plus pauvres, l'expérience des services de l'Etat, des collectivités locales, des O.N.G., des entreprises européennes et françaises, et des actions de coopération spécifiques seraient bénéfiques. Ainsi le savoir-faire de régions (Pas-de-Calais, Lorraine) françaises bénéficiant d'une expérience dans la restructuration industrielle pourrait bénéficier aux provinces chinoises du Nord de la Chine touchées par des restructurations industrielles ; Actions spécifiques, protections sociales, formations.
Notre coopération avec la Chine en matière de gestion des flux migratoires sera d'autant plus efficace qu'elle s'inscrira dans une coopération globale. Cette politique de co-développement avec la Chine doit être prolongée avec nos partenaires dans la perspective des prochaines réunions des instances de l'Union Européenne.
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02.01.2006
Migrations, stratégies et communautarisme de la diaspora chinoise en France
Source: Pierre Picquart, docteur en Géopolitique et Géographie Humaine de l'Université de Paris-VIII
Pierre Picquart, spécialiste de la Chine, du monde chinois et de l'immigration chinoise, entreprend ici de tracer les grandes lignes du modèle d'immigration et d'intégration des migrants chinois en France.
Les nouveaux migrants économiques chinois ne viennent plus uniquement des régions traditionnelles côtières du Sud-Est de la Chine, mais également des provinces du Nord-Est, du fait des restructurations économiques en Chine et de la fermeture des usines non rentables. Munis de visas de tourisme, d'étudiant, possédant des domiciliations à Paris chez des particuliers ou dans des associations, des nouvelles filières migratoires se mettent en place en Europe.
Les tentatives d'immigration clandestines des zones rurales du Sud (Guangdong - Zhejiang et Fujian) et du Nord-Est (Jiling - Liaoning - Heilongjiang - Hebei) de la Chine se développent de plus en plus en Europe et en France. De son côté, l'immigration Wenzhou ne ralentit pas et elle a recours a de nouvelles filières. Originaires de Zhéjiang, ces derniers représentent encore 60 à 65 % des nouveaux arrivants dans le quartier de Belleville à Paris. Les demandeurs sont souvent jeunes, mais parmis les migrants du Nord et du Nord-est, il n'est pas rare de voir arriver des techniciens ou des cadres issus des entreprises en restructuration ou qui ferment.
Les visas étant difficiles à obtenir en Chine, plusieurs trajectoires passent notamment par l'Europe de l'Est et la Turquie. Les réseaux sont présents en Asie, en Russie et en Europe de l'Est (Pologne, Bulgarie, ex-Yougoslavie). Attendant parfois plusieurs semaines leur passage pour l'Allemagne, les Pays Bas, l'Angleterre, la Belgique, la France, l'Espagne, l'Italie, ou les Etats-Unis, munis de faux papiers ou de documents qui leurs sont délivrés en cours de route (visa polonais en Russie ou visa serbe par exemple), les trajets des clandestins, avec de multiples circuits et filières en Europe, peuvent durer de quelques jours à quatre mois. Ils utilisent diverses stratégies et différents moyens de transport (avion, train, camion, bus, trajets à pied) selon les occasions et les choix des passeurs.
D'autres migrants chinois arrivent par exemple directement à l'aéroport français de Roissy-Charles de Gaulle, avec des billets délivrés par des agences de voyage ou grâce à la complicité des passeurs en Chine. Accueillis à Paris par des petits groupes qui les aident à s'établir dans des communautés chinoises bien implantées en France (Wenzhou et Téochew), les nouveaux migrants acceptent des travaux modestes dans des ateliers clandestins chinois ou turcs ainsi que dans le Sentier. Il s'agit d'une main-d'œuvre peu regardante et bon marché, y compris pour les femmes, recrutées au départ souvent comme nourrices ou femmes de ménage. On constate depuis peu également de nouveaux réseaux de prostitution à Paris peu visibles jusqu'alors dans la capitale.
60 000 clandestins chinois arrivent en France chaque année
Les stratégies des migrants chinois évoluent rapidement : Ils tiennent compte des campagnes de régularisation dans l'espace de Shengen bien comprise par les migrants, de la mobilité mondiale et européenne des Chinois, des retombées de l'affaire des sans-papiers chinois en France sur les possibilités d'un modèle d'intégration républicain, des raisons du succès économique rapide des communautés chinoises, de ses réseaux d'accueil, et des possibilités de coopération et de co-développement avec la Chine.
A Paris, la demande d'asile chinoise devient la première par groupe de nationalité. En 1998, la moyenne mensuelle de 173 demandeurs d'asiles à Paris (2 082 par an) est passée à 428 en 1999 (5 139 par an) et à 435 en 2000, ce qui ne représente qu'une partie visible d'une immigration clandestine plus conséquente. La progression des flux migratoires chinois en direction de la France devrait progresser dans les prochains mois.
Au delà de l'accroissement des flux clandestins en provenance de Chine, des demandes d'asiles et des arrivées directes par avion en France avec des visas réguliers, les entrées se poursuivent grâce à des papiers obtenus dans l'espace de Shengen (campagnes de régularisation comme en Espagne en mars dernier). Les ressortissants munis de documents régularisés grâce à des complicités locales ibériques (domiciliations payantes de 20 000 à 30 000 FF) reviennent en France. Les candidats à la régularisation ont compris le profit qu'il pouvait tirer des accords de Shengen pour se maintenir ensuite en France qui devient une destination privilégiée.
Le principe de la solidarité de la diaspora parisienne
Forts de ces atouts culturels et historiques, et de leur expérience migratoire fondée sur une principale activité - le commerce - pour la survie dans les pays d'accueil, les Chinois d'Outre-Mer bâtissent de véritables empires. Avec des groupes financiers très puissants dans le monde, cette diaspora joue un rôle clef dans l'ouverture économique de la Chine populaire en réinvestissant considérablement dans les régions d'origine. Démarrant durement leur labeur et leurs premières activités dans les pays d'accueil, le succès scolaire et l'ascension sociale des migrants sont rapides dès la deuxième génération, produisant des hommes d'affaires, des techniciens et des professions libérales.
Ces Chinois solidaires, secrets, respectueux et travailleurs, ont la possibilité d'investir rapidement grâce à la solidarité et à un système de prêt communautaire, le "Hui", un mot clef qui permet, sans passer par des organismes financiers, d'acquérir comptant un appartement ou un commerce et de s'implanter dans un quartier qui va se développer rapidement. La vitrine du XIII ème arrondissement de Paris, le quartier de Belleville et d'autres secteurs chinois de la capitale forment des exemples concrets de ces stratégies.
Ce système d'entraide a permis aux Chinois de s'implanter de façon autonome dans l'épicerie extrême orientale et dans la restauration, puis dans des activités économiques très diversifiées. Cette communauté jugée favorablement par l'ensemble des français représente pour certains un modèle d'intégration communautaire. Pour d'autres, il s'agit plutôt d'une vie "en ghetto", hors du modèle français d'intégration. Néanmoins, elle semblait vivre jusqu'alors "en développement séparé" de la société française.
Un développement séparé de la société française
En emménageant rapidement et de façon active dans leurs quartiers, ils ont prolongé leur conquête et leur expansion géographique dans la banlieue parisienne, tout en renforçant leurs territoires ethniques urbains. Ces quartiers vivent en "développement séparé" de la communauté parisienne. Les Chinois de Paris vivent et travaillent dans une économie fermée, appliquant leurs règles et leurs coutumes locales. Ils s'adaptent rapidement à un ordre interne et ils s'appuient dans leur conquête spatiale sur l'entraide et sur leurs différents réseaux.
La très grande majorité des migrants était issue de milieux modestes. Ces chinois fuyaient, des conditions économiques déplorables, des oppressions politiques, et des zones de conflits meurtriers. Ils arrivaient le plus souvent dépouillés et les mains vides. Néanmoins, ils ont bâti avec succès, en quelques années, des pôles de réussite. Certes, certains migrants chinois faisaient partie des élites issues des chinois d'Outre-mer. Ils ont déployé des stratégies de développement économique rapides, diversifiées, concentrées, et leurs enfants ont bénéficié pour la plupart de résultats universitaires et professionnels favorables.
Ce succès économique a ses zones d'ombres. C'est une réussite parfois bâtie sur un monde sans pitié, où quelques hommes de main, dans un réseau hiérarchisé, font régner un ordre cloisonné et secret. Il est souvent basé, dans ce cas, sur des filières qui fournissent en main-d'œuvre illégale des opérations communautaires diverses, comme l'alimentation des ateliers clandestins. Pour les plus faibles d'entre eux, il s'agit d'un véritable parcours du combattant.
Les Chinois de Paris bénéficient en France d'un capital de confiance et d'images positives. Ils profitent d'un à priori de sympathie lié à des valeurs traditionnelles et à leur respect des valeurs. Mais les chinois de Paris sont en même temps suspectés de bien de problèmes ; Salubrité, surpeuplement, extension territoriale au dépend de la vie locale, images liées à divers trafics. Il leur est également reproché leur caractère secret. Ces détracteurs précisent que les Chinois ne savent vivre qu'en autarcie et que leur culture fonctionne sur un mode endogamique. Puis, avec la représentation chinoise, surgissent de l'inconscient, l'étrange, la crainte et l'inconnu. La Chine, parce que terre lointaine, attire et séduit, mais suscite toujours des appréhensions.
L'espoir d'une intégration républicaine
Des propositions en direction d'un développement durable
Le co-développement, des actions d'appui adaptées dans des régions les plus pauvres, l'expérience des services de l'Etat, des collectivités locales, des O.N.G., des entreprises européennes et françaises, et des actions de coopération spécifiques seraient bénéfiques. Ainsi le savoir-faire de régions (Pas-de-Calais, Lorraine) françaises bénéficiant d'une expérience dans la restructuration industrielle pourrait bénéficier aux provinces chinoises du Nord de la Chine touchées par des restructurations industrielles ; Actions spécifiques, protections sociales, formations.
Notre coopération avec la Chine en matière de gestion des flux migratoires sera d'autant plus efficace qu'elle s'inscrira dans une coopération globale. Cette politique de co-développement avec la Chine doit être prolongée avec nos partenaires dans la perspective des prochaines réunions des instances de l'Union Européenne.
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