12.01.2006
Histoire de la diaspora chinoise
LA DIASPORA CHINOISE
Par: Wespiser Cédric
Source: Chinois d'Ici (http://www.chinoisdici.org)
La diaspora stricto sensu se compose d'environ 30 millions de personnes. Mais si on inclut dans cette population les Chinois de Hong Kong et de Taiwan, l'effectif s'éléve alors à 55 millions de personnes. Situés dans la région la plus prospère du monde, crédités d'une richesse considér-able, soudés par delà les frontières par toutes une série de liens, les Chinois d'outre-mer s'imposent d'emblée comme une réalité géopolitique incontournable.
I. La multipolarité des migrations.
La répartition géographique de la diaspora chinoise se caractérise à la fois par une trés large dispersion dans le monde et par une énorme concentration en Asie du Sud-Est.
Peu de continents ont été épargnés par l'émigration chinoise. Cette extention mondiale du fait diasporique chinois est assez récente puisqu'elle remonte aux années 1840- 1860. Ces années furent celles de l'ouverture des ports chinois par les soins des canonières britanniques et françaises, et aussi celles des ruées vers l'or dans les "pays neufs" - 1848 en Californie, 1851-1890 en Australie, 1858 au Canada - et plus particulièrement aux États-Unis avec la conquête de l'Ouest, conjonction d'événements qui, les désordres et la misère en Chine aidant, a donné à la diaspora une nouvelle direction et une nouvelle dimension. Ce sont donc les pays neufs, bien plus que les pays européens, qui ont connu l' implantation d'une importante communauté chinoise. Fortement urbanisée, cette communauté a laissé son empreinte sur la structure urbaine des villes d'accueil en se concentrant dans des quartiers spécifiques dont la morphologie urbaine a été trés sinisée (phénomène des
china town).
Toutefois, la population chinoise aux Amériques (1,5 millions de personnes environ) et en Europe (550 000 personnes) restent trés marginale. En fait, les principaux foyers d'implantation se trouvent en Asie du Sud-Est, cette partie du monde rassemblant 80% de la diaspora chinoise (soit 22,5 millions de personnes). La communauté chinoise a une importance variable selon les pays. La population de Singapour, par exemple, est composée à hauteur de 76% de Chinois d'origine, celle de Malaisie à hauteur de 33%, alors que la populution chinoise en Indonésie, bien que huit fois plus nombreuse qu'en Malaisie, ne constitue que 4% de la population totale. À ces Chinois de la diaspora s'ajoutent ceux qui, habitant Hong Kong et Taiwan, sont composés presque exclusivement de Chinois (5,5 millions d'habitant à Hong Kong et 20 millions àTaiwan).
II. Autonomes par rapport aux pays d'accueil,trés soudées, les communautés chinoises ont une importance économique considérable.
Plus ou moins bien mélangés avec les autochtones, plus ou moins intégrés dans la société d'accueil, jouissant de droits variables selon les pays, les Chinois d'outre-mer ont cependant tous la particularité d'avoir un poids économique dans leur pays d'accueil parfois hors de proportion avec leur poids démographique. Comment expliquer ce phénomène?
D'aprés le sociologue d'origine chinoise E.Ma Mung, la communauté chinoise cherche à se reproduire en tant que groupe à travers des activités entrepreneuriales plutôt qu'à travers d'autres. Le fait que la quasi-totalité des entreprises tenues par des chinois s'appuient sur des réseaux de solidarité ethnique pour le financement, l'approvisionnement, le recrutement du personel et parfois même l'achalandage montre que l'activité économique s'inscrit dans un projet collectif de reproduction du groupe. La mise en place d'un dispositif économique fondé sur le lien éthnique tend, par ailleurs, vers une autonomie progressive par rapport au système économique plus global, les relations entre les deux étant essentiellement unilatérales: les chinois offrent leurs marchandises mais n'achétent rien, trouvant au sein de leur communauté toutes les ressources dont ils ont besoin (ressources en équipements fabriqués par d'autres entreprises chinoises; ressources en hommes fournis par un marché éthnique du travail etc.). L'ensemble articulé de toutes ces entreprises chinoises permet donc le maintien du groupe en tant que tel, et l'importance sociale accordée à l'activité entrepreneuriale explique en grande partie le succés économique des Chinois.
Cette espace économique autonome et prospère fonctionne sur la base de deux principes: premièrement la confiance qui cimente les amitiés personnelles et les réseaux relationnels, et aussi les solidarités claniques et familiales. Ces deux principes organiseurs de l'espace économique de la diaspora permettent à la fois une trés grande fléxibilité et une grande efficacité dans les relations d'affaires, comme l'atteste la pratique du crédit communautaire (groupe de quelques personnes qui mettent leur argent en commun au profit d'un des membres). Pratiquement toutes les banques et toutes les fimes que possèdent les Chinois d'outre-mer sont régis par ces deux principes: la première banque de Thailande, la Bangkok Bank est ainsi contrôlée par la famille Teochiu; ou encore le groupe KuokBrothers à Hong Kong qui a de multiples activités.
Forts de tous ces atouts (et principalement les ressources éthniques) les Chinois d'outre-mer ont bâti de véritables empires industriels et financiers, ce qui n'a pas manqué de susciter une profonde hostilité de la part des populations autochtones, d'autant plus que ces Chinois émigrés dans leur pays sont en passe de contrôler l'ensemble de l'économie. Ainsi, 60 à 70% du capital privé en Malaisie et en Indonésie relève de la diaspora; 61% de la capitalisation boursière en Malaisie, 73% en Indonésie, 89% en Thailande sont le fait des Chinois. La production de richesse relevant de le diaspora s'éléverait selon les estimations à 200 milliards de dollars, la diaspora etant considérée à ce titre comme la quatrième puissance économique mondiale.
III. Interpolarité des relations au sein de la diaspora.
L'émigration sur tous les continents mais aussi l'importance accordée à l'entreprenariat dans chaque point de fixation de la diaspora ont donné naissance à une économie de diaspora, caractérisée par une intensité des liens financiers, commerciaux et humains transnationaux. Ces relations transnationales entre les differentes communautés chinoises éparpillées sur la surface du globe sont mises à profit lorsque la situation faite à des Chinois dans leur pays d'accueil se détèriore, donnant lieu à un déplacement des affaires vers d'autres localités où se trouvent d'autres Chinois. Ainsi en Indonésie, la répression à la fois anti-communiste et anti-chinoise consécutive à la tentative de coup d'État de 1965 provoqua une fuite des capitaux vers Singapour et la Thailande. De même manière s'explique aujourd'hui le déplacement de capitaux depuis l'Asie du Sud-Est vers la côte ouest des États- Unis, tant pour profiter d'opportunités économiques que pour anticiper des diffucultés (rétrocession de Hong Kong en 1997), la présence d'importantes chinatowns
ayant un puissant effet attracteur. Par ailleurs les flux migratoirs canalisent des populations vers les lieux d'implantation de Chinois, tels les chinatowns américains qui sont des foyers d'accueil pour les nouveaux migrants.
Toutefois, pour multipolaires que soient ces flux transnationaux, ils n'en restent pas moins fortement polarisés sur la mére - patrie, la Chine. Les Chinois d'outre-mer ont gardé avec leur pays d'origine, voire avec leur localité d'origine, de multiples liens qui ont été à peine affectés par la fermeture de la Chine sous la férule communiste. Par le biais d'organisations claniques ou religieuses, ils ont pu garder le contact avec la Chine continentale, envoyant également des fonds à leur famille restée au pays. La réouverture de la Chine depuis 1979 n'a pu qu'intensifier ces relations. D'autant que les années 80 ont été une période faste pour l'Asie dans son ensemble, stabilité géopolitique se combinant avec une croissance économique exponentielle. Les Chinois d'outre-mer ont largement tiré parti de cette embélie des économies asiatiques, et forts de leur fortune, ils ont pu investir massivement en Chine, n'hésitant pas à saisir les nombreuses opportunités qui s'y présentaient. Au coeur de ces échanges et de ces mouvements de capitaux au sein du Monde Chinois (à savoir la Chine, Hong Kong et Taiwan, la diaspora) se trouve Hong Kong en raison de sa situation géopolitique et historique. De 1979 à1990, la Chine aurait reçu du reste du monde chinois 25 milliards de dollars sous forme d'investissements industriels, immobiliers, de services et d'infrastructures. Hong Kong et Taiwan sont les deux plus gros contributeurs (17 milliards et 3 milliards respectivement), et leurs investissements se concentrent principalement sur les zones côtières, notamment les deux provinces du Guangdong et du Fujian desquelles sont partis la plupart des émigrants.
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08.01.2006
Histoire du quartier chinois à Paris
Source: Wikipédia, http://fr.wikipedia.org
Dans les années 1920, quelques étudiants chinois se sont installés dans le XIIIe arrondissement, où ils ont créé avec Zhou En Lai la section française du parti communiste chinois.
Toutefois les premières vagues d'immigration asiatique massive ont commencé au milieu des années 70, avec les réfugiés vietnamiens. Ils ont choisi le XIIIe arrondissement à cause de l'abondance de logements disponibles : les tours venaient d'être construites dans le cadre de l'opération Italie 13, mais elles n'avaient pas rencontré le succès escompté auprès du public de jeunes cadres parisiens visé. Par la suite, d'autres vagues de réfugiés ou d'immigrés ont créé dans le quartier des communautés cambodgiennes, laotiennes, thaïlandaises, souvent eux-mêmes d'origine ethnique chinoise. Des Chinois nés en Chine sont aussi arrivés ces dernières années. Le quartier est souvent considéré comme une étape transitoire lors de l'arrivée en France. Les personnes arrivées dans les premières vagues d'immigration sont, dans beaucoup de cas, parties vivre dans d'autres quartiers ou en banlieue.
L'immigration asiatique a dû faire face au début à une certaine méfiance de la part des habitants du quartier, mais les nouveaux venus ont été assez largement acceptés. Ils apportaient des commerces et de la vitalité au quartier. En occupant les tours du quartier Choisy-Ivry, ils ont sauvé de l'échec une opération immobilière qui n'avait pas réussi à séduire les cadres parisiens.
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02.12.2005
Les relations entre la diaspora chinoise et la Chine
D'après "LA DIASPORA CHINOISE ET L’ÉTAT CHINOIS : IMPLICATIONS POUR LE CANADA", Philippe Bourbeau.
source: canadianasianstudies.concordia.ca
Arrivé au pouvoir sans trop se soucier des Chinois ayant émigré, le Parti communiste chinois s’est bien gardé de discourir sur la politique qu’il adopterait envers la diaspora. Puis, dans les années 60 et 70, il durcit le ton et tente d’utiliser la diaspora chinoise comme un canal diplomatique et politique au service de la Révolution communiste.
La dynamique et le plan d’approche sont complètement inversé dans les décennies 80 et 90; le pragmatisme subordonne maintenant l’idéologie. La nouvelle stratégie de la Chine envers la diaspora est avant tout économique. Ils sont les bailleurs de fonds du développement économique de la Chine et leur appui est indispensable à la réalisation des réformes économiques que veut mettre de l’avant Deng Xiaoping. On ne parle plus de révolution mondiale, mais de modernisation nationale.
On connaît les modalités essentielles de l’ouverture de la Chine au monde extérieur : création de zones franches et appel aux capitaux étrangers. Or, le choix de l’emplacement géographique des Zones Économiques Spéciales est un excellent indicateur de la stratégie de Beijing. Près de 90% des Chinois ayant émigré proviennent des régions côtières du Guangdong et du Fujian et les quatre premières zones ont toutes été déployées dans ces provinces.
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30.11.2005
Mémoires d’exils de la population immigrée chinoise en France
source : http://www.chinoisdefrance.com
L’enjeu de la mémoire collective
Longtemps ignorée en France, la participation des « Travailleurs Chinois » aux efforts de la « Grande Guerre » représente un enjeu de mémoire collective. Aujourd'hui, ce rejet de la mémoire authentique s’efface, pour la juste appréciation du rôle historique des ouvriers chinois de l’époque et pour l’exploration des racines des actuelles communautés chinoises en France. Si l’imposante diaspora chinoise mondiale présente sur les cinq continents est issue d'un long processus migratoire qui commence dès le début du premier millénaire, l’origine des premiers Chinois de France remonte à l’époque des missionnaires revenus de l’Asie, sous Louis XIV. La première mémoire des Chinois de France est marquée par la Guerre avec l’arrivée des ouvriers chinois engagés pour participer à la guerre 1914 - 1918.
Cette période clef signe l’émergence des souvenirs d'exil, des rejets, puis de la reconnaissance de ces « oubliés de l’histoire » au regard de leurs familles, de leurs descendants, des lieux ouvriers et des murs où ils demeurent. Ces Chinois de la Grande Guerre et ceux qui vont immigrer plus tard, transmettent encore aujourd’hui à leurs futurs compatriotes, ainsi qu’aux communautés chinoises en France, des images dominantes édifiées sur un passé douloureux. Ces mémoires de l’exil et ces souvenirs familiaux qui se perpétuent dans la mémoire collective des Chinois de France sont plurielles ; Dans la construction actuelle de leur communautarisme, dans les effets de leur intégration et dans la transmission des valeurs qui se maintiennent encore avec l’arrivée des nouveaux flux migratoires multiples à destination de la France.
La mémoire oubliée et l’appel aux souvenirs
Entre mémoires, interdits et oublis, ces anciens exilés chinois vont forger des souvenirs qui vont marquer leurs familles, les habitants et les lieux parisiens où ils s’installent. Fréquemment isolés de la société française, ils sont souvent jugés par les Français comme étant solidaires, discrets, regroupés, fermés, travailleurs, polis et silencieux. En effet, ces Chinois de France gardent leurs secrètes traditions ancestrales tout en développant des stratégies commerciales réussies. Au regard d’autres communautés, les Chinois de France sont caractérisés par des représentations contradictoires relatives à leur présence en France. Au-delà d’une image liée « à l’aspect exotique et lointain de la Chine qui fait rêver » et du mythe du « Péril Jaune », les Chinois sont, selon les époques, tantôt très bien reconnus, accueillis, appréciés, idéalisés, et tantôt mal perçus, jugés avec défiance, discrédités, ou rejetés par une partie de la société.
Rejetés, ils le furent souvent, isolés en France et éloignés de leur patrie. Expérimentés par vingt siècles de parcours migratoires, comment ne pas s’étonner qu’ils aient prolongé leurs stratégies de repli et leur pratique de « développement communautaire séparé » de la société française ? Une autre raison de cette non - intégration à la société française est liée aux caractéristiques des premiers migrants chinois originaires de Wenzhou , les premiers migrants chinois de France. ... / ...
L’opinion des Français et surtout l’image des autres Chinois sur les Wenzhous nous révèlent une communauté Wenzhou chinoise - en Chine et en France - hermétique et contestée. Pour les Chinois « Dong Bei » - au nord de la Chine -, les Wenzhous sont « incultes, grossiers et sans éducation ». A l’inverse, les Wenzhous trouvent les Dong Bei « barbares, pas vraiment chinois, pauvres et fainéants ». Les Wenzhous sont arrivés lors de la première guerre mondiale. A l’origine, la majorité des Wenzhous sont fermés professionnellement et repliés socialement en Chine et en France. Ils s’isolent et utilisent un dialecte géodialectal incompréhensible. Le regard, l’entraide et l’intégration seront vécus différemment selon les communautés chinoises.
Les Chinois vont ensuite migrer dans le quartier des Arts-et-Métiers. Ils deviennent les fondateurs du premier espace chinois parisien toujours visible et ils y développent des premières activités commerciales. Ils sont alors employés par des maroquiniers juifs du quartier. Ils prennent leur place lorsque les Juifs sont déportés pendant l'Occupation allemande. Cet espace, toujours Wenzhou, offre à cette époque des activités variées : des restaurants, des épiceries, des ateliers de confection, des maroquineries avec des souvenirs heureux ou pénibles. Confrontés à leur régularisation, les nouveaux irréguliers Wenzhous y sont accueillis en travaillant souvent trois ans pour rembourser leur dette. Très peu parlent le Français ou le Mandarin. Que reste-t-il des souvenirs des premiers migrants dans ces deux anciens quartiers ?
Si l’espace de l’Îlot Chalon a disparu, la communauté chinoise des Arts-et-Métiers qui lui a succédée fonctionne en communauté hermétiquement fermée. Y a t il une mémoire ou un oubli des lieux, ou un souvenir des anciens itinérants venus s’installer dans ce quartier ? Dans ce secteur parisien des Arts-et-Métiers, il est difficile de percevoir comment est vécu par les Chinois Wenzhous le souvenir des lieux, celui des ouvriers chinois, des premières échoppes, ou l’utilisation la famille comme outil de transmission de la mémoire. Vu de l’extérieur - l’intérieur étant infranchissable – le dialogue et l’exploration de la mémoire semblent interdits.
On parle peu dans ce quartier, entre les quelques Chinois de différentes communautés. Il s’agit d’un « secteur réservé », lié aux affaires, à l’argent et au commerce traditionnel. Les autres enjeux de la mémoire et du vécu disponible semblent impénétrables, immuables et hors du temps parisien. Le secret, la tradition et la concurrence des Wenzhous s’opposent aux autres communautés chinoises. Cet espace traditionnel du III ème arrondissement diffère totalement de ceux, qui comme la Chinatown du XIII ème ou de Belleville, affichent ostensiblement des signes très visibles de modernité et de réussite économique pour attirer les divers chalands
La revendication de l’immigration : idéologique, républicaine et sociale.
A l’opposé de la tradition et de l’attitude habituellement discrète des Chinois qui arrivent sur toute terre d’accueil, le mouvement des « Etudiants Travailleurs », la « guerre des plumes » et la propagande chinoise en France des années 1920 - 1940, vont former une expression publique nouvelle et des manifestations diverses sur le territoire national. Les prémices de cette lutte pour la reconnaissance au regard de problématiques spécifiques sont réactivées, bien des années plus tard, avec le mouvement parisien de révolte des « sans papiers chinois ».
La reconstruction et la renaissance des mémoires
Accueillis avec compassion par les médias et le peuple français, ils vont développer avec succès des commerces d’épicerie extrême orientale, des restaurants, puis créer des activités commerciales diversifiées dans la Chinatown du XIII ème arrondissement. Les nouveaux migrants prennent conscience de leur identité culturelle, de l’émergence d’une « Chine nouvelle ». Ils s’intéressent à leur histoire et aux mémoires de leurs communautés.
Depuis l’ouverture économique de la Chine et grâce à de nouvelles filières migratoires issues principalement du Nord - Est de la Chine , les nouveaux migrants chinois - réguliers et irréguliers - affluent régulièrement en France, qui devient une destination privilégiée des Chinois en Europe. Bon nombre d’étudiants chinois viennent maintenant effectuer leurs études en France, accédant aux Universités et aux hautes écoles de commerce. Les nouvelles générations issues des communautés chinoises françaises bénéficient de l’apport de la connaissance liée à leur éducation et à leur scolarisation en France.
Pour ces nouveaux « voyageurs » et immigrés chinois en France, la reconnaissance sociale et personnelle s’oriente désormais vers une ouverture au monde occidental. La modernité de la Chine et les valeurs économiques occidentales, ne leur font pas oublier la reconnaissance de mémoire qu’ils doivent aux anciens ouvriers chinois de France, bien au contraire. Car les Chinois d’Outre - Mer ont tissés des liens communautaires dans le monde entier. Ils ont également participé activement à la renaissance économique de la Chine grâce à leurs investissements dans leurs régions côtières et leur pays d’origine.
A la fois conscients de leurs traditions ancestrales, instruits sur l’histoire de leur pays et celle des migrants chinois de France, ils participent de plus en plus à la reconstruction de la mémoire de l’immigration chinoise en France, en matière d’enjeux, de reconnaissance sociale et identitaire, dans la construction souhaitée d’un grand monde chinois réunifié.
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