16.01.2006
Travail effectué pour réaliser ce blog
Travail effectué pour réaliser ce blog
Ce blog est partie intégrante de notre cursus universitaire dans le cadre d’un Master II professionnel. Nous l’avons réalisé grâce au soutien de M. Jean-Paul PINTE, professeur en Veilles et Intelligence compétitive. Commencé il y a trois mois, nous avons tenté de couvrir les relations entre la Diaspora Chinoise et la France, sujet plutôt vaste malgré le peu de sources disponibles sur internet. Il s’agit donc avant tout d’une veille pédagogique. Nous sommes donc heureux d’avoir pu créer une base de données qui, nous l’espérons, sera utile à certains.
Etant donné l’importance du sujet, à l’aube où la Chine s’apprête à devenir un acteur incontournable dans les relations internationales, nous avons l’intention de poursuivre nos recherches en tant qu’elles seront une source d’information pour quelques étudiants sinologues de notre formation.
Les mots clés concernant nos recherches sont, sans surprise : diaspora, chine, France. Nous avons eu à faire un important travail de sélection et de tri, puisque la plupart des résultats traitaient de la diaspora à l’échelle mondiale. C’est pourquoi, nous avons complété nos recherches dans la presse écrite, ainsi que sur des sites internet spécialisés tels que « chinois d’ici » ou sur la communauté chinoise du XIIIème arrondissement de Paris.
Plus concrètement, les outils utilisés sont les suivants :
- Moteurs de recherches : les incontournables google.com, altavista.com, yahoo.com, et lycos.fr.
- Agent intelligent : Googlealert.com nous a été très précieux. C’est grâce à lui que nous avons pu trouver la plupart de nos articles en nous soumettant régulièrement des sources cohérentes.
- Site de cartographie : la priorité fut l’emploi de Kartoo.com, qui est d’un usage très simple et efficace ; il permet d’avoir une bonne vue d’ensemble sur le sujet.
- Métamoteur de recherche : Soople.com qui s’est révélé utile puisqu’il permet de rechercher des documents dans certains formats.
La lecture régulière de journaux étant indispensable pour tout étudiant, nous avons bien évidemment recherché bon gré mal gré des articles dans la presse sur internet, telle que lemonde.fr, liberation.fr, le figaro.fr ou dna.fr.
Conclusion
Sur la forme, la mise en place du blog et son actualisation ne furent pas trop compliquées – les outils disponibles sur internet et la grande simplicité de blogspirit en sont la cause. A titre personnel, ayant eu dans ma jeunesse l’expérience de créer des pages personnelles à l’aide de sites tels que multimania.com ou chez.com, j’avoue être aujourd’hui surpris par la simplicité des démarches.
Sur le fond, le sujet traité nous a beaucoup intéressé. Nous avons travaillé en harmonie au sein de notre équipe. La diaspora chinoise fascine tant par son unité que par ses effets sur chaque société. Elle est néanmoins problématique puisqu’elle semble peu intégrée à la société française – n’est-ce pas faute de l’Etat qui n’a pas fait les efforts nécessaires ? Cela dit, la situation est loin d’être préoccupante tant la diaspora chinoise en France contribue pacifiquement à la multiculturalité de notre pays.14:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2006
Histoire de la diaspora chinoise
LA DIASPORA CHINOISE
Par: Wespiser Cédric
Source: Chinois d'Ici (http://www.chinoisdici.org)
La diaspora stricto sensu se compose d'environ 30 millions de personnes. Mais si on inclut dans cette population les Chinois de Hong Kong et de Taiwan, l'effectif s'éléve alors à 55 millions de personnes. Situés dans la région la plus prospère du monde, crédités d'une richesse considér-able, soudés par delà les frontières par toutes une série de liens, les Chinois d'outre-mer s'imposent d'emblée comme une réalité géopolitique incontournable.
I. La multipolarité des migrations.
La répartition géographique de la diaspora chinoise se caractérise à la fois par une trés large dispersion dans le monde et par une énorme concentration en Asie du Sud-Est.
Peu de continents ont été épargnés par l'émigration chinoise. Cette extention mondiale du fait diasporique chinois est assez récente puisqu'elle remonte aux années 1840- 1860. Ces années furent celles de l'ouverture des ports chinois par les soins des canonières britanniques et françaises, et aussi celles des ruées vers l'or dans les "pays neufs" - 1848 en Californie, 1851-1890 en Australie, 1858 au Canada - et plus particulièrement aux États-Unis avec la conquête de l'Ouest, conjonction d'événements qui, les désordres et la misère en Chine aidant, a donné à la diaspora une nouvelle direction et une nouvelle dimension. Ce sont donc les pays neufs, bien plus que les pays européens, qui ont connu l' implantation d'une importante communauté chinoise. Fortement urbanisée, cette communauté a laissé son empreinte sur la structure urbaine des villes d'accueil en se concentrant dans des quartiers spécifiques dont la morphologie urbaine a été trés sinisée (phénomène des
china town).
Toutefois, la population chinoise aux Amériques (1,5 millions de personnes environ) et en Europe (550 000 personnes) restent trés marginale. En fait, les principaux foyers d'implantation se trouvent en Asie du Sud-Est, cette partie du monde rassemblant 80% de la diaspora chinoise (soit 22,5 millions de personnes). La communauté chinoise a une importance variable selon les pays. La population de Singapour, par exemple, est composée à hauteur de 76% de Chinois d'origine, celle de Malaisie à hauteur de 33%, alors que la populution chinoise en Indonésie, bien que huit fois plus nombreuse qu'en Malaisie, ne constitue que 4% de la population totale. À ces Chinois de la diaspora s'ajoutent ceux qui, habitant Hong Kong et Taiwan, sont composés presque exclusivement de Chinois (5,5 millions d'habitant à Hong Kong et 20 millions àTaiwan).
II. Autonomes par rapport aux pays d'accueil,trés soudées, les communautés chinoises ont une importance économique considérable.
Plus ou moins bien mélangés avec les autochtones, plus ou moins intégrés dans la société d'accueil, jouissant de droits variables selon les pays, les Chinois d'outre-mer ont cependant tous la particularité d'avoir un poids économique dans leur pays d'accueil parfois hors de proportion avec leur poids démographique. Comment expliquer ce phénomène?
D'aprés le sociologue d'origine chinoise E.Ma Mung, la communauté chinoise cherche à se reproduire en tant que groupe à travers des activités entrepreneuriales plutôt qu'à travers d'autres. Le fait que la quasi-totalité des entreprises tenues par des chinois s'appuient sur des réseaux de solidarité ethnique pour le financement, l'approvisionnement, le recrutement du personel et parfois même l'achalandage montre que l'activité économique s'inscrit dans un projet collectif de reproduction du groupe. La mise en place d'un dispositif économique fondé sur le lien éthnique tend, par ailleurs, vers une autonomie progressive par rapport au système économique plus global, les relations entre les deux étant essentiellement unilatérales: les chinois offrent leurs marchandises mais n'achétent rien, trouvant au sein de leur communauté toutes les ressources dont ils ont besoin (ressources en équipements fabriqués par d'autres entreprises chinoises; ressources en hommes fournis par un marché éthnique du travail etc.). L'ensemble articulé de toutes ces entreprises chinoises permet donc le maintien du groupe en tant que tel, et l'importance sociale accordée à l'activité entrepreneuriale explique en grande partie le succés économique des Chinois.
Cette espace économique autonome et prospère fonctionne sur la base de deux principes: premièrement la confiance qui cimente les amitiés personnelles et les réseaux relationnels, et aussi les solidarités claniques et familiales. Ces deux principes organiseurs de l'espace économique de la diaspora permettent à la fois une trés grande fléxibilité et une grande efficacité dans les relations d'affaires, comme l'atteste la pratique du crédit communautaire (groupe de quelques personnes qui mettent leur argent en commun au profit d'un des membres). Pratiquement toutes les banques et toutes les fimes que possèdent les Chinois d'outre-mer sont régis par ces deux principes: la première banque de Thailande, la Bangkok Bank est ainsi contrôlée par la famille Teochiu; ou encore le groupe KuokBrothers à Hong Kong qui a de multiples activités.
Forts de tous ces atouts (et principalement les ressources éthniques) les Chinois d'outre-mer ont bâti de véritables empires industriels et financiers, ce qui n'a pas manqué de susciter une profonde hostilité de la part des populations autochtones, d'autant plus que ces Chinois émigrés dans leur pays sont en passe de contrôler l'ensemble de l'économie. Ainsi, 60 à 70% du capital privé en Malaisie et en Indonésie relève de la diaspora; 61% de la capitalisation boursière en Malaisie, 73% en Indonésie, 89% en Thailande sont le fait des Chinois. La production de richesse relevant de le diaspora s'éléverait selon les estimations à 200 milliards de dollars, la diaspora etant considérée à ce titre comme la quatrième puissance économique mondiale.
III. Interpolarité des relations au sein de la diaspora.
L'émigration sur tous les continents mais aussi l'importance accordée à l'entreprenariat dans chaque point de fixation de la diaspora ont donné naissance à une économie de diaspora, caractérisée par une intensité des liens financiers, commerciaux et humains transnationaux. Ces relations transnationales entre les differentes communautés chinoises éparpillées sur la surface du globe sont mises à profit lorsque la situation faite à des Chinois dans leur pays d'accueil se détèriore, donnant lieu à un déplacement des affaires vers d'autres localités où se trouvent d'autres Chinois. Ainsi en Indonésie, la répression à la fois anti-communiste et anti-chinoise consécutive à la tentative de coup d'État de 1965 provoqua une fuite des capitaux vers Singapour et la Thailande. De même manière s'explique aujourd'hui le déplacement de capitaux depuis l'Asie du Sud-Est vers la côte ouest des États- Unis, tant pour profiter d'opportunités économiques que pour anticiper des diffucultés (rétrocession de Hong Kong en 1997), la présence d'importantes chinatowns
ayant un puissant effet attracteur. Par ailleurs les flux migratoirs canalisent des populations vers les lieux d'implantation de Chinois, tels les chinatowns américains qui sont des foyers d'accueil pour les nouveaux migrants.
Toutefois, pour multipolaires que soient ces flux transnationaux, ils n'en restent pas moins fortement polarisés sur la mére - patrie, la Chine. Les Chinois d'outre-mer ont gardé avec leur pays d'origine, voire avec leur localité d'origine, de multiples liens qui ont été à peine affectés par la fermeture de la Chine sous la férule communiste. Par le biais d'organisations claniques ou religieuses, ils ont pu garder le contact avec la Chine continentale, envoyant également des fonds à leur famille restée au pays. La réouverture de la Chine depuis 1979 n'a pu qu'intensifier ces relations. D'autant que les années 80 ont été une période faste pour l'Asie dans son ensemble, stabilité géopolitique se combinant avec une croissance économique exponentielle. Les Chinois d'outre-mer ont largement tiré parti de cette embélie des économies asiatiques, et forts de leur fortune, ils ont pu investir massivement en Chine, n'hésitant pas à saisir les nombreuses opportunités qui s'y présentaient. Au coeur de ces échanges et de ces mouvements de capitaux au sein du Monde Chinois (à savoir la Chine, Hong Kong et Taiwan, la diaspora) se trouve Hong Kong en raison de sa situation géopolitique et historique. De 1979 à1990, la Chine aurait reçu du reste du monde chinois 25 milliards de dollars sous forme d'investissements industriels, immobiliers, de services et d'infrastructures. Hong Kong et Taiwan sont les deux plus gros contributeurs (17 milliards et 3 milliards respectivement), et leurs investissements se concentrent principalement sur les zones côtières, notamment les deux provinces du Guangdong et du Fujian desquelles sont partis la plupart des émigrants.
00:15 Publié dans Aperçu historique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2006
Les fortunes de la diaspora chinoise
Source: L'Expansion, www.lexpansion.com
Les Nouveaux Empereurs, Eric Bouteiller, Calmann-Lévy
Le genre. Récit, étayé d'explications historiques et économiques, de la spectaculaire ascension des entrepreneurs chinois en Asie. - Le thème. Fuyant les famines et les guerres civiles du continent, les émigrés chinois se sont éparpillés en Asie pendant plusieurs siècles. Malgré les persécutions dont ils ont été victimes, ils ont pris peu à peu le contrôle du commerce et de la finance de la région, grâce à un travail acharné et à un sens des affaires inégalé. Depuis dix ans, l'ouverture de la Chine communiste a consacré leur triomphe, en leur permettant de nouer des relations fort profitables avec les dignitaires du régime... et leurs enfants. A tel point que la diaspora chinoise compte aujourd'hui plusieurs des plus grandes fortunes mondiales.
- La citation. « Le PNB des Chinois en Asie se situerait à environ 900 milliards de dollars américains en 1995. C'est 15 % de plus que le PNB de la République populaire de Chine, qui compte pourtant une population vingt-cinq fois plus importante. »
21:40 Publié dans La diaspora et son impact économique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


